"Zem" (roman)

Laurent Gaudé retrouve Zem Sparak et Salia Malberg dans l’univers dystopique de Magnapole et offre une suite addictive et politique à “Chien 51”, roman français préféré des libraires 2022 (Palmarès Livres Hebdo) et récompensé par le prix des Écrivains du Sud. Dans ce second volet, il creuse plus loin encore dans le cynisme de nos sociétés post-modernes pour révéler le prix invisible du confort des uns au détriment des autres. Mais esquisse aussi, loin de la fureur des mégalopoles, l’éventualité d’un ailleurs, d’une terre refuge. Une possible résistance.

Un livre sombre et profondément humain.

Zem est la suite de "Chien 51".

Le livre m’a marqué par sa langue dense et presque prophétique, qui décrit un monde dur, violent, et terriblement crédible.

J’ai aimé la façon dont Laurent Gaudé parle d’un futur qui ressemble dangereusement à notre présent : sociétés fracturées, domination, perte de repères, et individus broyés par des systèmes inhumains.

Le texte est exigeant mais magnétique, on avance comme en apnée, porté par une écriture forte et incarnée.

Le roman ne cherche pas à rassurer, mais à alerter, et il le fait avec une grande force littéraire.

Une lecture qui secoue et fait réfléchir longtemps après la dernière page.