NOUVEAUTÉS Chanson française (CD)

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Une sélection proposée par Fabrice, médiathécaire - référent à la Médiathèque départementale (site de Neulise)
- Un duo inattendu ? Pas si sûr ! Michèle Bernard et Frédéric Bobin n'auraient sans doute pas pu y échapper bien longtemps tant ils se portent depuis toujours une admiration mutuelle. A la croisée des chemins de la chanson et du rock, ce duo traverse le temps et mélange les styles, entre poésie et prose, sur des airs de valse ou de ballades folks. Avec originalité et talent, ils réarrangent et s'amusent à alterner leurs chansons, s'appropriant avec élégance celles de l'autre.
- 10 ans après le remarqué Ventre à terre ! l'auteur-compositeur grenoblois Laurent Louvel va sortir son 5è album Bienvenue sur Terre. Il comprend 13 nouvelles compositions avec au menu des textes savoureux saupoudrés de folk, de rock, de reggae et de bossa-nova.
- Onze titres intenses qui explorent nos territoires intimes, nos fuites, nos contradictions, notre porosité avec le monde. Olivier Daguerre dessine une cartographie de l'âme, là où les pulsions, les doutes et les élans s'entrechoquent. Pour l'écriture des textes, comme sur "Virages" son album précédent, Olivier signe une deuxième collaboration avec la parolière Louise Quillet. Onze titres parsemés de cordes, de cuivres, de guitares électriques et guitares slide où Daguerre retrouve les sonorités rock qui lui sont chères, mais où comme un contre-pied, deux titres piano-voix bouleversent et trouvent leurs places. L'album est réalisé par Esthen Dehut (connu entre autres pour son travaille sur le récent album d'Agnès Jaoui au violon, Daoud à la trompette, Sébastien Chouard à la guitare slide et guitare électrique. Entre poésie lucide et élan vital, chaque chanson est comme une échappée, un acte de résistance ou d'abandon, qui interroge la liberté de nos corps et de nos pensées.
- Après le succès de "C'est drôle la vie", certifié disque de platine, Christophe Maé signe avec "Fête foraine" un album généreux, abouti et profondément intime, sans doute le plus introspectif de sa carrière. Entre ballades chargées d'émotion et titres fédérateurs, ce huitième opus de l'artiste star explore le temps qui passe, l'amour et les interactions humaines au travers d'un tableau sonore riche, mêlant chanson française, saudade, sonorités Motown et flamenco. Véritable festival de couleurs et de sons, "Fête foraine" s'impose comme un retour aux sources, acoustique, sincère et habité, au service d'une émotion authentique et universelle.
- Avec Halage, Frànçois & The Atlas Mountains poursuit sa traversée entre rêve et réel. Après Âge Fleuve, plus contemplatif, ce nouvel album s'ancre dans l'instant, porté par un souffle électronique et des collaborations multiples (Clara Luciani, Yasmine Hamdan, David Numwami, Ëda Diaz). Entre indie pop, dream pop et folktronica, Halage évoque le mouvement, la mémoire et le flux de nos vies - un courant continu où voix, synthés et percussions organiques se fondent. Pensé comme un voyage sur les canaux, l'album avance à contre-courant du cynisme, suivant le fil des émotions humaines. Enregistré entre le Château Vert et la Péniche Adélaïde, il allie fragilité, douceur et résistance lumineuse.
- Porté par une pop moderne teintée d'influences des années 70, cet album marque une étape essentielle dans le parcours de l'artiste : celle d'une véritable mise à nu. Pour la première fois, Maïa ouvre tous les aspects de sa personnalité à son public, sans filtre, avec sincérité et sensibilité. Connue pour sa positivité, son sourire et sa manière d'aborder la vie avec légèreté, celle qu'on a découverte sur les bancs de la Star Academy dévoile ici une facette plus intime de sa personnalité. Derrière l'image lumineuse se cachent aussi des doutes, des peurs et des moments de fragilité. Pourtant, jamais l'album ne sombre dans la noirceur : chaque morceau se termine sur une note d'espoir, comme si cette positivité assumée était le moteur qui permet à l'artiste, et à celles et ceux qui l'écoutent de se relever et d'avancer. Pour ce premier album, Maïa s'est entourée des meilleurs. Jules Jaconelli à la réalisation de la plupart des titres, des auteurs et compositeurs qu'on ne présente plus (Igit, Alice et moi, Sylvain Duthu, Malo', Anne Coste, Tibz...). Chacun a participé à la sublimation des textes, des mélodies et de la production. Une musique pop joyeuse, un peu de bossa nova et des cordes qui viennent nous attraper et nous emporter dans un univers empli de douceur, des inspirations autant salvadoriennes, de France Gall jusqu'à Camélia Jordana ou encore Emma Peters : voici la recette de ce premier album personnel au sein duquel le public trouvera forcément son bonheur ! Loin de toute superficialité, ce sourire est sincère. Il ne nie ni la tristesse ni les incertitudes, mais les embrasse avec douceur. Maïa raconte ainsi l'équilibre subtil entre vulnérabilité et force intérieure. Maïa sourit, on le sait, mais Maïa pleure aussi.
- Ce très bel album autour des poèmes d'Edith Bruck, récités et mis en musique par Denis Cuniot, constitue par sa puissance une véritable ode d'humanité adressée aux vivants que nous sommes. La beauté simple et majestueuse de ces poèmes, interprétés à la voix et au piano, ne laisse pas indemnes. Nous sommes entraînés dans un chemin de rêve et de cauchemars, de deuil et de joie. La clarté des mots d'Edith Bruck, entremêlée à la voix de Denis Cuniot et à son interprétation au piano, viennent rencontrer en chacun d'entre nous un point de bascule. Ce point, ténu, aux bords extrêmes de notre sensibilité, à la lisière entre beauté de la vie, horreur de l'inhumanité et rage face à la haine, vient nous bousculer. Alternant morceaux de musique klezmer, yiddish et des improvisations, le pianiste klezmer virtuose réalise une véritable performance. Il ne se met pas seulement au service de la poétesse - ce qu'il fait avec une sensibilité extrême - il nous fait pénétrer par sa voix et son jeu pianistique à l'intérieur même des mots d'Edith Bruck. En ces temps incertains, cette oeuvre musicale et poétique est aussi à considérer comme un engagement à garder sa capacité d'humanité, à lutter contre celles et ceux qui pensent balayer la mémoire d'un trait de haine, en affirmant, comme le prouve Edith Bruck tout au long de son oeuvre, que "Notre devoir est de vivre et de ne jamais mourir".
- Auteur-compositeur, chanteur et guitariste, ALAS explore les failles, les élans et ce qui relie à travers des chansons rock intensément poétiques. Après des années en "homme-groupe", il franchit un cap avec L'Éclat, premier album à paraître le 24 avril 2026 avec le soutien d'Ido Productions. Enregistré au studio Le Monde Perdu (35) aux côtés de Romain Baousson (Dominic Sonic, Archimède) des deux frères de Goellaen (Moundrag) et d'une équipe complice, ce disque lumineux et intense affirme un rock habité, profondément humain, taillé pour la scène.
- Trois ans après son premier album, Guillaume Cantillon (ex Kaolin), sous le nom de Courcheval, signe La bagarre, un titre volontairement provocateur qui ouvre sur douze chansons ciselées. L'album déroule le portrait d'un homme amoureux confronté aux années qui filent : l'usure du couple, les échecs assumés, les pièges déjoués. La narration est intime sans être mièvre, la sensualité et le romantisme y trouvent toute leur place. La production, à la fois moderne et intemporelle, est le fruit d'un véritable patchwork territorial entre l'Auvergne et les Landes. À Montluçon, dans son home studio, Guillaume s'enregistre à la plupart des instruments, comme autant de selfies sonores ; au Manoir de Léon, il immortalise les interventions de ses compagnons de route, les batteries de Loïc Maurin et la basse de Marceau Rannoux. Les mixes, confiés à Osha, qui vient de l'univers urbain, créent une rencontre inédite : une pop française aux nuances sophistiquées et à la profondeur de production rare. La bagarre, c'est la coolitude assumée et des mélodies imparables. Douze titres solides d'une playlist pensée pour coller au format vinyle.
- HK a le coeur au vent ! Avec ce nouvel album, notre saltimbanque, entouré de ses ami-es de toujours, se livre plus que jamais. Il nous offre comme à son habitude des chansons à la fois engagées, rassembleuses et entraînantes ; mais il y ajoute cette fois des chansons plus intimes. Il y a aussi ces chansons où HK revient à ses premières amours et retrouve le rap pour mieux nous embarquer, comme aux plus belles heures du M.A.P. Des grandes épopées , des petites histoires du quotidien qui nous touchent au coeur, des moments d'évasion poétiques, de la romance, de l'amour ... La batterie claque, la basse gronde, les violons s'envolent, l'accordéon se balade, les cuivres s'amusent, les guitares se rebellent... Et la voix d'HK résonne, toujours et encore, obstinément !
- Il s'agit du deuxième album studio de Johanna Baget. une proposition plus ample et orchestrale que le premier, sans jamais renoncer à son ADN intimiste. Sa voix et sa guitare s'inscrivent désormais au coeur d'arrangements délicats, oscillant entre humour et émotion, entre ballades folk, choeurs suspendus et fanfare douce. Une fresque musicale enveloppante, pensée comme un voyage immersif.
- Bénabar dévoile son nouvel album studio "Le soleil des absents", inclus le duo avec Pascal Obispo "Reste-t-il du bonheur" et "Elles dansent" !
- On peut considérer les 10 titres de cet album comme un mandala - ce cercle magique dont il est question dans "Dessine un rond" - forme réputée parfaite, censée symboliser l'unité fondamentale des êtres. C'est, à vrai dire, la raison d'être de chacune des chansons qui le composent : mettre en résonance nos existences séparées avec l'immensité du monde qui les entoure et les contient.
- Dinaa. Authentique, mélancolique, mais toujours solaire, elle transforme ses histoires en chansons. Depuis deux ans, elle sillonne la France, seule avec sa guitare, enchaînant plus de 100 concerts : des premières parties d'Angus & Julia Stone, Sofiane Pamart, Texas, Big Flo & Oli, Yamê, ... aux plus grands festivals (Solidays, Francofolies, Printemps de Bourges, MaMA, ...). Autrice, compositrice et interprète, Dinaa s'impose rapidement comme l'une des jeunes rookies les plus prometteuses de la scène française, portée par un travail acharné et une énergie rare. Résultat : des centaines de milliers d'abonnés, des millions de streams... et une ascension qui ne fait que commencer. Avec "Maison vide", Dinaa signe un premier album d'une rare intensité. Un disque à nu, porté par des guitares et une voix qui ne triche jamais. Elle y raconte l'amour, les failles et les combats intimes, sans masque ni posture. Entre pop rock, blues soul et une écriture nourrie de hip-hop, "Maison vide" dessine un territoire émotionnel brut et profondément incarné.
- Après plusieurs années de silence et quatre albums, Pauline Croze revient avec sa désarmante douceur et son timbre de voix intact. Elle nous livre Ne rien faire. Elle s'est entourée de Charles Souchon, (Ours) et de Romain Preuss (Scotch and sofa). C'est après les avoir vus sur scène dans leurs univers respectifs qu'elle décide de leur confier la réalisation afin de trouver le mariage subtil entre pop, chanson et musique africaine. Ne rien faire est empreint d'une forte musicalité qui laisse toutefois leurs places à des textes poétiques et sobres. Une artiste exigeante et plurielle à découvrir ou re-découvrir !
- "Si tu veux la paix, prépare la guerre" : avec Parabellum, son cinquième album, Julien Bensé signe le manuel de survie d'un père face aux crises de son époque. Après le succès critique de L'Odyssée et une tournée en bonne compagnie (Feu ! Chatterton, Bertrand Belin), le songwriter - également compositeur pour le cinéma et d'autres artistes comme Pomme, Mentissa, Marco Ferreira - revient avec un disque à la fois intime et ample, mêlant pop, ballades acoustiques et orchestrations riches. À travers cette oeuvre plus directe et lumineuse, Bensé explore la figure du pater familias et les fragilités du monde contemporain, au fil de quinze chansons d'amour, désarmantes et inquiètes. Fidèle à une écriture exigeante et littéraire, Parabellum se présente comme un manifeste poétique, où l'on prépare la guerre seulement armé de la beauté.
- Les questions environnementales traversant depuis toujours son répertoire, CharlÉlie Couture décide de remettre en lumière, avec Projet Bleu Vert, ses textes qui chantent l'amour de la nature et la nécessité d'une forme de décroissance. En observateur avisé, armé de son regard poétique, CharlÉlie Couture n'a pas attendu les rapports officiels et les gros titres pour ressentir que le vivant avait du plomb dans l'aile. Dès son premier disque en 1978, il chante "Le Jardin de mon oncle" que l'on retrouve sur cet album sur lequel il nous invite à rester clairvoyant sur le futur (Projet) des mers (Bleu) et des terres (Vert). Cet album (dont tous les bénéfices iront à France Nature Environnement) est composé de dix titres piochés dans sa discographie, plus un inédit et un poème de Paul Watson qu'il a mis en musique. En bon capitaine, il a voulu dès le départ créer une équipe de voix pour "re-porter" ses chansons qui deviennent ainsi des duos pour être plus fortes encore. On y retrouve des connaissances de longue date (Jean-Louis Aubert, Angélique Kidjo, Yannick Noah, Cali, Kent...) auxquelles s'ajoutent d'autres rencontres (René Nunes, Pursang, Papillon Paravel, Souleymane Diamanka...), ainsi que sa fille Yamée, "tous des amis". Si la genèse de Projet Bleu vert a été une évidence, presqu'un cri, la décision que tous les bénéfices soient reversés à France Nature Environnement (fédération qui regroupe plus de 6000 associations) fut immédiate. Le peintre CharlÉlie Couture a confié le dessin de la pochette à son ami Michel Granger (auteur des iconiques pochettes de Jean-Michel Jarre), qui a offert une belle image sur fond vert et bleu d'une planète entre de bonnes mains.
- Nouvel album inclus "K17".
- Après une vaste tournée de 120 dates autour de son dernier album "Tambour vision", qui l'a conduit aux quatre coins de la France, des scènes de Rock en Seine à celles de Copenhague, Bertrand Belin poursuit sa trajectoire hors normes. Entre collaborations choisies, incursions marquantes au cinéma en tant qu'acteur et après avoir dévoilé en mai "L'inconnu en personne", premier extrait de son huitième album, Bertrand Belin adresse maintenant avec Watt des « prières païennes pour ses congénères », enregistrées avec le complice Thibault Frisoni dans leur studio de Montreuil. Tout en restant fidèle au style made in Belin, Watt brille par l'inventivité de ses arrangements et présente une pop volontairement égarée entre rock, blues et chanson.
- Bonbon Vodou, c'est la confiserie aigre-douce concoctée par Oriane Lacaille et JereM Boucris. Baigné par la douceur de voix claires et porté par un groove ravageur, Bonbon Vodou distille la joie et propage une onde de transe. Tandis que ses influences chaloupent entre océan Indien et mer Méditerranée, le piquant perce sous la tendresse des chansons graciles souvent bercées au rythme du maloya. Et si le duo pourrait se contenter de la douceur des personnalités qui le composent, il ne peut se détourner de la gravité des nouvelles du monde. Ce contraste forme l'épaisseur de son troisième album, Épopée métèque, au titre paradoxal. Épopée métèque foisonne de trouvailles orchestrales et de textes polyglottes, avec moult musiciens additionnels et invités, dont Bernard Lavilliers, Rosemary Standley, René Lacaille, Mouss et hakim, Djé Baleti, Fixi..... Troisième album célébrant les 10 ans de Bonbon Vodou, Épopée métèque emprunte la route des exils, avec une orchestration foisonnante sur des textes en français, créole et gascon.
