- Auteur
- Type de support matériel
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Livre
- Résumé
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L'évocation nostalgique d'une jeunesse dans une petite ville du New Hampshire : la vie de collégien, les premiers émois amoureux, la quête du père inconnu, l'amitié avec Owen.
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- Traducteur :
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- Dimensions :
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22 x 15 cm
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- Importance matérielle :
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1 vol. (568 p.)
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- ISBN :
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2-02-010712-0
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- EAN :
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9782020107129
«Si je suis condamné à me souvenir d'un garçon à la voix déglinguée - ainsi commence le nouveau roman de John Irving -, ce n'est ni à cause de sa voix, ni parce qu'il fut l'être le plus petit que j'aie jamais connu, ni même parce qu'il fut l'instrument de la mort de ma mère. C'est à lui que je dois de croire en Dieu ; si je suis chrétien, c'est grâce à Owen Meany.»
Agé de onze ans, Owen en paraissait six à peine. Mais sa frêle enveloppe dissimulait une volonté de fer, une foi absolue et la conviction profonde qu'il était l'instrument de Dieu.
Bien des années plus tard, depuis le Canada où il s'est installé, John Wheelwright évoque avec nostalgie le puzzle de sa jeunesse, dans une petite ville du New Hampshire : la vie de collégien, les premiers émois amoureux, la quête du père inconnu, les débuts sournois de la guerre du Vietnam ; et par-dessus tout l'amitié parfaite avec Owen - l'irrésistible Owen qui s'était voué à la double tâche de réparer le tort causé à John et de sauver le monde.
Roman initiatique, où alternent le burlesque et le tragique, tableau d'une génération sacrifiée, chronique insolite au délire soigneusement contrôlé. John Irving est ici plus que jamais inspiré par l'ange du Bizarre. Un ange qui pourrait bien s'appeler Owen Meany.

Fabrice (Neulise - Site Nord)
Note: 5/5
John Irving signe avec *Une prière pour Owen* une œuvre à la fois drôle, déchirante et profondément humaine qui mêle amitié, foi, fatalité et rédemption. C’est une méditation sur le sens de la vie, la grâce et l’acceptation de ce qui nous dépasse.
Owen Meany est l’un de ces personnages qui marquent à jamais. Irving réussit le tour de force de rendre Owen à la fois attachant et mystérieux, un mélange de candeur et de sagesse qui force l’admiration. Son amitié avec John, le narrateur, est au cœur du roman et donne lieu à des scènes d’une grande tendresse, comme celle de la balle de baseball fatale qui scelle leur destin commun.
Le roman joue avec le temps et la mémoire, alternant entre le présent de John, adulte exilé au Canada, et les souvenirs de son enfance dans le New Hampshire des années 1950-1960. Les révélations finales, notamment sur le rôle d’Owen dans la guerre du Vietnam, sont d’une puissance rare et laissent une empreinte durable.
L’écriture d’Irving est généreuse, truffée de détails qui donnent vie à l’Amérique provinciale. Son humour, souvent noir, désamorce la gravité des thèmes abordés, tandis que ses descriptions sont d’une précision cinématographique.
*Une prière pour Owen* est bien plus qu’un roman : c’est une expérience littéraire qui touche à l’universel. Owen Meany, avec sa voix de fausset et son destin hors norme, devient une allégorie de la condition humaine. John Irving y explore avec brio les mystères de l’amitié, de la foi et de la rédemption, le tout porté par une prose envoûtante. Un chef-d’œuvre intemporel, à lire et à relire.