Notre AAP "Développement culturel"... vu par une bibliothécaire !

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La bibliothèque de Boën-sur-Lignon a bénéficié de notre accompagnement au développement culturel et à la programmation en 2024-2025.

Fabienne, bibliothécaire salariée de la commune, témoigne.
 

Pouvez-vous nous présenter votre projet mené dans le cadre de l’AAP ?


Pour cette 2e année d’AAP (nous avions candidaté pour une formule d’accompagnement sur 2 ans), nous avons choisi de travailler un thème en écho avec l’exposition temporaire artistique présentée au château-musée, l’autre structure culturelle municipale.

La programmation établie s’est intitulée « Femmes Plurielles », se voulant la plus ouverte possible.

Elle s’est déclinée autour d’expositions, d’un concours photo, d’ateliers d’écriture, d’un concert, d’une conférence gesticulée et d’une mise en valeur du fonds en particulier le rayon CD, abordant des femmes célèbres ou des femmes inspirantes ou encore les stéréotypes de genre.
 

Quelles étaient vos attentes en répondant à cet appel à projets ?


En tant que salariée, j’ai voulu profiter de la conjonction de plusieurs éléments :

  • la présence d’une élue à la Culture,
  • l’arrivée d’une nouvelle bénévole intéressée par la programmation culturelle,
  • et enfin, l’appui officiel et contractuel « fort » que représente le partenariat DDLM.

Le budget associé à un tel projet donnait par ailleurs l’occasion de montrer qu’une médiathèque est un service structurant dans la vie d’une commune.
 

Qu’est-ce que cet accompagnement vous a apporté ?


Les points forts de cet accompagnement en la personne de Cindy Corrado-Fourel ont consisté en :

  • un regard extérieur plus ambitieux pour explorer une thématique,
  • une force de propositions, en termes de partenariats et intervenants extérieurs tout en étant à même de faire le lien avec les outils DDLM,
  • une expertise et relecture en matière de droits d’auteurs, de règlements de jeux-concours...
  • un œil en terme de visuel de communication,
  • des échanges rassurants et motivants sans toutefois rien imposer en restant à l’écoute de nos propositions.

Enfin, une présence concrète avec notamment des rendez-vous réguliers, importants pour tenir le calendrier.
 

Quel a été l’impact du projet sur vos publics ?


Avec le fonctionnement en réseau (Copernic de LFa) et la carte unique, il est difficile de noter l’impact réel en termes de nouvelles inscriptions. Nous avons simplement relevé un peu de plus de cent nouvelles inscriptions comme habituellement chaque année, rien de probant.

Les gens ont répondu présents à chaque action dans la limite des possibilités d’accueil de nos locaux sans toutefois que nous ayons eu à refuser personne.
Ce qui est très intéressant de noter c’est que les gens présents aux différentes propositions n’étaient généralement pas les mêmes ou que le concours photo reconduit sur la deuxième année a reçu le double de participations. De même, l’atelier d’écriture qui n’avait pas rencontré son public il y a quelques années, semble dorénavant à la mode sur notre secteur.

Au niveau des arts vivants et des spectacles, sur les deux années, nous avons bien sûr constaté qu’il est beaucoup plus facile de remplir quand c’est en direction du jeune public.
 

Ce dispositif vous a-t-il permis de développer une programmation culturelle différente ?


Il est certain qu’avoir un fil conducteur et un budget alloué permet de travailler efficacement et de ne pas s’éparpiller.
En attendant les élections, nous réfléchissons déjà à une proposition thématique pour l’année prochaine, le plus dur étant de devoir gérer les propositions de projets ponctuels amenés par certains partenaires en cours d’année.

Le travail autour de l’AAP nous a donné l’occasion d’aller vers des partenaires en montrant qu’une médiathèque pouvait elle aussi avoir un programme global.
Sans doute arriverons-nous à mieux nous organiser par la suite, à échanger plus en amont sur les projets de chacun.

Sur une question plus pratique, nous n’avons pas réussi à travailler sur une année civile. Pour nous, il est plus aisé de raisonner sur l’année scolaire comme le font généralement les partenaires potentiels (associations, APIJ, MJC, CMJ, Cinéma, péri-scolaire, écoles...).
 

Recommanderiez-vous cet appel à projets à d’autres bibliothèques du réseau ?


Il est certain que cela demande de l’investissement qui peut perturber le travail de base d’une médiathèque. Dans mon cas, il a parfois fallu parfois faire des choix et gérer les retards occasionnés.

Par contre, ce projet a permis de rendre la médiathèque plus visible.

Mon avis est qu’avec une vraie programmation, un visuel de communication cohérent et des intervenants de qualité, on se sent plus légitime à défendre l’action culturelle de sa médiathèque et plus crédible à motiver l’action bénévole.

Plus généralement, l’expérience de cet AAP a permis de se lancer, d’oser et d’y croire.
 

Contact

CORRADO-FOUREL Cindy
Chargée de projet culturel
Tél. 04 77 96 23 89
cindy.corrado-fourel@loire.fr